Magrite La condition humaine

Le libéralisme pour les débutants

Libéralisme, le mal aimé

Être libéral en France en 2011, c’est un peu comme être un astro-zombie mutant. C’est mal vu dans les soirées entre amis ou dans les dîners entre gens biens.

C’est assez injuste.

Les astro-zombies mutants ne sont pas à l’origine de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Les astro-zombies mutants n’ont pas contribué aux théories économiques qui ont permis un recul de la misère sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Le libéralisme oui.

La domination culturelle et médiatique de la gauche socialiste depuis les années soixante a en effet petit à petit institué des tabous politiques que l’on se doit de respecter dans beaucoup de milieux intelligents, humanistes et un chouia conformistes.

"Mon ami, je crois que tout peut s'arranger
Sans cris sans effroi même sans insulter les bourgeois.
L'avenir dépend des révolutionnaires.
Mais se moque bien des petits révoltés."

Jacques Brel - La bastille

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Être Libéral en France, une école du stoïcisme

Le libéral français se contente alors en général d’un silence désabusé lorsque le néo-socialiste illustre sa supériorité morale par des propos sans concession contre la souffrance et le monde l’argent.

Puis il rêvasse poliment lorsque le conservateur lutte courageusement contre le politiquement correct à grand coup de poncifs d’avant guerre.

Ami socialiste, Ami conservateur, tu es peut être libéral sans le savoir.

Ce texte est fait pour toi. Il te permettra de mieux connaître cette famille de philosophie politique née au siècle des Lumières.

Ami socialiste, Ami conservateur, tu es peut être anti libéral pour de mauvaises raisons.

Ce texte est fait pour toi, il te permettra de t’opposer plus efficacement à cette hydre malfaisante qui conduit le monde à sa perte.

"J’ai défendu quarante ans le même principe : liberté en tout, en religion, en littérature, en philosophie, en industrie, en politique, et par liberté j’entends le triomphe de l’individualité tant sur l’autorité qui voudrait gouverner par le despotisme que sur les masses qui réclament le droit d’asservir la minorité à la majorité.
Le despotisme n'a aucun droit. La majorité a celui de contraindre la minorité à respecter l'ordre : mais tout ce qui ne trouble pas l'odre, tout ce qui n'est qu'interieur, comme l'opinion; tout ce qui, dans la manifestation de l'opinion ne nuit pas à autrui, soit en provoquant des violences matérielles soit en s'opposant à une manifestation contraire; tout ce qui, en fait d'industrie, laisse l'industrie rivale s'exercer librement, est individuel, et ne saurait être légitimement soumis au pouvoir social."

Benjamin Constant 1767 - 1830

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Mutant sanguinaire turbo-libéral