| LA
BIBLIOTHEQUE DU LIBERAL (pas classée. comme une vraie bibliothèque.) |
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L'Action Humaine Certaines
mauvaises langues prétendent qu'il s'agit du Das Kapital Libéral
parce que
c'est un ouvrage de référence, c'est
énorme, c'est assez chiant et c'est écrit
dans une langue étrangère. Les gens sont
méchants. C'est effectivement énorme (plus de
1000 pages), c'est écrit dans une
langue étrangère, mais ce n'est pas chiant. En
tout cas, pas tous les
chapitres. Et c'est vraiment un ouvrage de
référence. Paru en 1949, cet
ouvrage est en effet l'un des socles de l'Ecole autrichienne. Ludwig
Von Mises
s'attache à expliquer méthodiquement les
fondements de cette
école économique
littéraire (garantie 100% sans mathématiques) et
libérale (garantie 100% sans agrégats
et concepts holistes). Ceux qui ont du
mal avec la langue anglaise ou avec les gros livres sans images peuvent
se
tourner vers une édition française retenant les
pages les plus significatives. |
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| La
route de la servitude (F. Hayek) Si Human
action
est le Das Kapital,
la route de la
servitude est dans son
édition française
le petit livre rouge libéral. Rédigé au sortir
de la guerre pour dissuader les Anglais de sombrer dans le
collectivisme, F
Hayek a écrit un livre pédagogique pour exposer
les principes de base du
libéralisme. Il explique aussi que l'interventionnisme,
petite touche par
petite touche, mène mécaniquement vers une forme
de servitude telle que celle
qui est apparue en URSS ou dans l'Italie Fasciste. Quelques pages pourraient sembler un peu datées en 2008 (l'URSS n'est plus tellement d'actualité), mais nous avons la chance de vivre en France, où beaucoup de polémiques fleurent de toute manière bon l'avant 1917. Un livre simple, clair pour le libéral
débutant. |
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| Histoire
des idées politiques (Philippe Nemo) Je ne sais plus
qui a dit 'Si vous ne vous occupez pas de politique, elle s'occupera
de
vous'. Ce qui est assez vrai. Il aurait pu
rajouter 'Que vous vous occupiez ou non de philosophie politique,
elle s'est
déjà occupée de vous.' Pour savoir
comment elle s'est occupée de vous, en deux ouvrages
encyclopédiques, Philippe
Némo traverse 3000 ans de philosophie politique. Ca fait forcement
beaucoup de pages, mais c'est bien le minimum pour comprendre le long
cheminement intellectuel à l'origine d'idées qui
nous semblent évidentes
aujourd'hui. Ces deux volumes
ont aussi une qualité rare. En France du moins, beaucoup
d'ouvrages de
philosophie politique sont écrits par des normaliens
neo-marxiens tendance
structuro-hegelo-troskystes pré bourdieusien. Ce n'est pas le cas de Philippe Nemo (on murmure même qu'il est libéral) ce qui donne à son ouvrage deux avantages importants : - On
comprend ce qu'il écrit. - Le constructivisme
n'est pas l'horizon indépassable de la pensée
politique et économique. Les deux ouvrages
ne constituent certes pas un roman de plage, mais de Platon
à Hayek en passant
pas Hobbes ou Tocqueville, les chapitres sont clairs, le fils
conducteur bien présent
pour que l'on puisse lire de la page 1 à X milliers avec une
vraie envie de
connaitre la fin. Si vous aviez
envie d'une petite remise à niveau en philosophie politique,
ces deux ouvrages
devraient satisfaire avec clarté et cohérence
votre curiosité. |
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| Ce
qu'on voit Ce qu'on ne voit pas Frédéric Bastiat est un économiste, député, journaliste, Français, humaniste, catholique, libéral, libéral, libéral du XIX eme siècle. Il explique avec un talent immense les concepts de base de l'économie sans utiliser une seule équation mathématique et de la philosophie libérale sans utiliser un mot en 'isme'. Les exemples sont nombreux, l'ironie mordante, la clarté euuh très claire. Les sophismes, les ratés du raisonnement dirigistes sont détricotés méthodiquement. Presque
oublié par ses
compatriotes (nous quoi), M Bastiat a
été sorti de
son cachot par les économistes de l'Ecole Autrichienne
qui ont vu en lui -à juste titre- un
précurseur.
Si l'économie vous ennuie, et que dans toute votre vie vous ne pourrez lire qu'un auteur économique, lisez Frédéric Bastiat. Ses textes sont plus amusants que la vie des stars et les concepts économiques (beaucoup) plus pertinents que ceux exposés dans certains ouvrages scolaires. |
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| Fontain
Head Exilée Russe en 1917, fantasque, excentrique, autoritaire, manipulatrice, Ayn Rand avait tout pour être gourou. Mais c'était aussi un écrivain. Elle a écrit -entre autres- deux romans Fontain Head et Atlas Strugged considérés par le public américain comme parmi les œuvres les plus influentes du XX eme siècle. Sans forcément partager l'opinion du public américain (il ne faut tout de même pas oublier le seigneur des anneaux), il est curieux que ces deux romans soient parfaitement inconnus en France. Ou plutôt non. Ils partent avec deux handicaps majeurs : - Les héros ne sont pas des écrivains/cinéastes/mondains en train de se regarder le nombril avec un cynisme pleunichard, mais des architectes, industriels de l'acier, responsables de chemin de fer passionnés par leur métier, les buts qu'ils se sont fixés et la réalisation d'eux-mêmes.. - Les méchants sont : des apparatchiks collectivistes suaves et démago niant l'importance de l'individu. des arrivistes médiocres obsédés par l'argent ou par l'apparence de la réussite sociale. Sinon l'intrigue tient sur un timbre poste, les ficelles sont grosses comme des romans populaires d'aventure du siècle dernier et les relations amoureuses passionnées comme des statues de marbre sortant d'un congélateur. Malgré des qualités littéraires discutables et une morale qu'on n'est pas obligé de partager intégralement, ces deux pavés valent vraiment la peine d'être lus pour l'originalité de la thématique et des personnages très, très, très, très loin de la guimauve consensuelle que débitent les séries du soir de notre chère télé. Et puis des ficelles grosses comme des romans d'aventures du siècle dernier, ça fait tourner les pages sans effort.. |
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leçons d'économie Vous êtes libéral et pourtant ce jour vous traînez dans le rayon "économie" de votre médiathèque municipale. Comme dans toutes les médiathèques de France, il y a là plusieurs étagères consacrées à une dénonciation de l'économie libre et de ses méfaits. Quelques manuels d'économie qui tentent de ne pas favoriser trop Keynes par rapport à Marx ou Marx par rapport à Keynes. Bref le désert habituel. Un livre de poche dans le tas n'est pas bariolé de couleurs noires et rouges prédisant la fin du libéralisme. Alors vous le prenez. Et là bonne surprise. Sous forme d'un dialogue bien écrit, l'auteur explique clairement les principes de base de l'économie. Il s'offre le luxe de citer Hayek dès la 10 ème page de son ouvrage et de détailler la pensée de Mises quelques chapitres suivants. Une question se pose immédiatement : Pourquoi ce livre n'a pas été brûlé des son arrivée à la médiathèque ? L'urne pour dénoncer les livres déviants n'est pas vidée régulièrement ? Une deuxième se pose ensuite. L'auteur a-t-il écrit d'autres livres ? La réponse est positive : 'L'erreur économique' à mi chemin entre le manuel d'économie et les petites histoires qui font la grande, détaille la naissance et le fabuleux destin des grandes erreurs d'économie théorique. Dans les deux cas, c'est bien fait et c'est destiné au grand public sans connaissance en économie préalable. De quoi pervertir intelligemment les jeunes esprits subissant 'Alternatives Economiques' à longueur d'année scolaire. |
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| Le
libéralisme Economiste, Pascal Salin est l'un des rares universitaires français libéral. Il a écrit notamment plusieurs Que-sais je autour de la concurrence. Son ouvrage 'Libéralisme' n'est pas -contrairement à ce que son titre peut laisser penser-, une présentation générale du libéralisme. Les premiers chapitres exposent effectivement les grandes lignes du libéralisme. Mais la suite est plutôt une compilation d'essais avec une prédilection pour les thèmes les polémiques et radicaux. (privatisation de la police, etc..) Certains chapitres sont donc intéressants, mais l'ouvrage lui-même ne donne pas une vue représentative du libéralisme. C'est davantage une agrégation d'articles et publications hétéroclites qu'un tout cohérent et didactique. A lire donc pour le grand frisson, mais une fois que l'on connait déjà bien les fondements du libéralisme. |
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