Magrite La condition humaine

Le libéralisme pour les débutants

Le libéralisme expliqué aux débutants

Les libéraux défendent la transparence..

La banque centrale 7

Décideurs compétents, c'est faux aussi. Pas forcément par leur faute. Que ce soit pour les savonnettes, les vêtements ou la monnaie, la planification et le dirigisme, cela ne marche pas. C'est trop complexe de gérer et d'analyser des milliards d'informations en agissant sur des millions de paramètres modifiés par des millions de personnes libres. Les quelques boutons et les quelques thermomètres dont dispose la banque centrale sont ridiculement dérisoires par rapport à la complexité d'une économie moderne.

La politique monétaire, c'est un gag soviétique prétentieux. Il ne devrait pas y avoir davantage de politique monétaire qu'il y a de politique savonnaire, de politique couche-culotaire ou de politique pantalonnaire. La politique monétaire, c'est un terme savant pour cacher une empilement approximatif de trucs et astuces incohérents appliqués avec une désinvolure stupéfiante de gamins (assez) ridés. Dans une économie libérale, il n'y a pas de politique monétaire, il y a une production de monnaie et un marché libre du crédit, vous savez les trucs qui marchent pour les savons, les couche-culottes et les pantalons.

Rendons à César ce qui appartient à César. La banque centrale n'est pas du tout libérale, elle est étatiste et dirigiste. Et les crises monétaires dont elle est la cause ne sont pas des crises du libéralisme, mais des crises de l'étatisme et de l'interventionnisme.

"Nous ne devons laisser aucun doute quant à la nature des autorités monétaires. Toutes les banques centrales servent uniquement à piller la population au profit de cartels d'intérêts politiquement organisés.
La Bundesbank n'est pas une exception. Cependant, de toutes les banques centrales, c'est encore elle qui a le moins porté atteinte aux intérêts de la grande masse de la population non politiquement organisée.
Elle n'a pas seulement rendu ce service à la population allemande, mais également à tous les citoyens européens. Car grâce à sa retenue, ce sont toutes les autres banques centrales qui ont été obligées d'en faire autant. "

J.G. Hulsmann - Epilogue de "Etat, qu'as-tu fait de notre monnaie ?"

JP Morgan et JD Rockefeller

Les Rockfeller ont fait fortune dans le pétrole, les Morgan dans les chemins de fer. Ces derniers sont parvenus en 1887 à s'octroyer sur le rail américain un monopole de fait grâce à un organisme public l'Interstate Commerce Commission qui à coups de règlementations a éliminé ses concurrents. J.P. Morgan rêve de reproduire cette notion très particulière d'intérêt général dans le monde de la banque.

Entre 1875 et 1913, une bataille d'influence intense a lieu entre d'une part quelques grandes banques de WallStreet (menées par Morgan et Rockfeller) alliées aux étatistes planificateurs et d'autre part les partisans de la monnaie saine alliés aux petites banques régionales ne voulant pas tomber dans le giron des grandes banques NewYorkaises.

Cette bataille est gagnée par le lobby des grosses banques en 1913. La banque fédérale américaine est créée, elle a un monopole total sur l'émission de billets et toutes les banques régionales doivent avoir un compte chez elle. Elle a aussi un rôle de prêteur en dernier ressort.

Cette banque est toujours une banque privée mais basée sur des liens privilégiés avec le trésor américain. Elle est dirigée par un directoire de banques privées et d'un gouverneur doté de pouvoirs exorbitants. Et si la totalité des gouverneurs ou du directoire a des liens privilégiés avec les Morgan ou d'autres grandes banquiers de WallStreet, ce n'est qu'une malheureuse coïncidence.

Malheureuse coïncidence ou pas, c'est tout de même pratique lorsqu'on a besoin d'une aide pour être sauvé de la faillite d'appeler son tonton, son beau-fils ou son ancien subalterne, aujourd'hui dirigeant à la fed.
Les oligarchies sont les créatures de l'étatisme et de l'interventionnisme. Pour lutter contre les privilèges indus, il faut lever bien haut l'étendart du libéralisme.
Camarades libéraux de tous pays, unissez-vous pour défendre vos droits fondamentaux !

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La banque centrale 8

Comme toutes les entreprises de planification, la banque centrale se heurte à l'incroyable complexité d'une économie où participent des centaines de millions de personnes libres.
Ce n'est pas la faute à la monnaie, c'est simplement inhérent à toute entreprise de planification et de dirigisme.
Si à la place de la monnaie, nous avions une banque centrale pour le savon, le résultat aurait été le même.
Des efforts considérables auraient été consacrés à modéliser l'économie du savon. D'autres efforts vains auraient été consacrés à estimer les besoins de la population en savon en s'appuyant sur des projections statistiques se plantant avec la régularité d'une horloge suisse.
Le tout sous le patronage de publications truffées de modèles mathématiques incertains avec des données agrégées sur la vitesse d'utilisation du savon, le stockage du savon liquide, le coefficient de fonte du savon etc..
Tous ces experts auraient naturellement fait des débats feutrés, entre gens qui savent, pour augmenter la masse de savon liquide ou diminuer la quantité de savon antipelicullaire.

"Considérons une société libre où l'or est la monnaie. Dans une telle société, on ne peut acquérir de la monnaie que de trois manière différentes a) en prospectant de l'or; b) en vendant un bien ou un service en échange d'or c) en recevant l'or comme un cadeau . Chacune de ses méthodes respecte scrupuleusement le droit de propriété de chacun."

Murray Rothbard - The case against the fed.

"L'institution de la banque centrale prend ses racines dans le renoncement des autorités publiques à définir et à défendre le droit de propriété des déposants, soit en d'autres termes, à mettre fin à l'utilisation frauduleuse de l'argent que les clients de banque ont confiés à ces dernières.
Cet échec a permis le développement de la réserve fractionnaire permettant aux banquiers la création de nouvelle monnaie ex-nihilo, générant ainsi des profits colossaux."

Huerta de Soto - Money, Bank Credit and Economic Cycles

Le tueur à gage du jeu vidéo Hitman

Pour protéger un secret, il y a deux méthodes :

- Assassiner sans pitié tous ceux qui sont au courant du secret et qui pourraient parler.
Cette méthode a une efficacité indéniable comme en témoigne la longévité de certaines associations du sud de l'Italie.

- Rendre le secret tellement chi*nt qu'aucune personne saine d'esprit ne peut s'y intéresser raisonnablement plus de cinq minutes d'affilée.
Cette méthode est imparable. C'est celle qui protège la production de monnaie et l'organisation du crédit actuel.

Et ça marche. Un rédacteur en chef modérément cupide n'hésitera pas une seconde entre une couverture sur des exclusivités people-politique et une couverture sur la monnaie.

Un gauchiste préféra s'enflammer contre le méchant ultra-capitalisme prédateur.. Le rapport neurones sollicitées/niveau d'indignation de son public sera nettement plus intéressant qu'une exposition laborieuse sur la monnaie. Et puis si l'Etat est au centre du phénomène, cela ne peut pas être complètement mauvais.

Un droitiste aura du mal à s'indigner contre des messieurs si bien peignés qui portent des costumes cravates et gagnent beaucoup d'argent. Et puis, des gens qui ont du pouvoir en parlant en termes incompréhensibles de la destinée du monde, cela ne peut pas être complètement mauvais.

Le libéral a une boussole pour naviguer dans ce maquis sans mourir pétrifié d'ennui :

Est-ce que les personnes sont libres de s'abstenir d'utiliser les services ou le produit de cette entreprise ?

Si oui, l'entreprise aura tendance à être sage et le produit acceptable.

Sinon euuh.. ben c'est (beaucoup) moins bien..

Vous êtes obligés d'utiliser une monnaie diluée par les banques ou les Etats.

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