Magrite La condition humaine

Le libéralisme pour les débutants

Le libéralisme expliqué aux débutants

Les libéraux défendent la transparence..

Etape 5 : Le législateur

Pour le législateur soucieux de respecter le droit naturel, poser une nouvelle loi ou en modifier une ancienne est donc un exercice lourd, compliqué et grave.

Poser une loi, c’est poser un fusil sur la tempe de dizaines de millions de personnes pour les forcer ou leur interdire de faire ce qu’ils auraient peut-être choisi de faire sans ce fusil.

C’est un fusil même pour des décisions insignifiantes. Vous pouvez essayer de refuser de payer une contravention, une fois, deux fois. Un homme en uniforme vous apportera une lettre recommandée. Si vous refusez toujours de payer, tôt ou tard un huissier viendra vous voir, puis reviendra avec la police. Si vous résistez à la police, tôt ou tard, vous finirez par vous trouver face à un fusil.

Poser une loi est donc un acte grave. Nous devrions avoir des chirurgiens du cerveau. Des chirurgiens soucieux et conscients de leurs responsabilités, plongés dans de longues réflexions..
Cette loi est-elle juste ?
Permettra-t-elle de nouer des relations justes ou est-ce un commandement infantilisant?
Est-elle vraiment nécessaire ?

Nous devrions avoir des chirurgiens du Droit perdant des nuits de sommeil sous le poids de cette responsabilité immense : braquer un fusil sur la tempe de dizaines de millions de personnes.
Nous avons des cowboys bourrés qui entrent dans le saloon et tirent dans tous les coins en hurlant des insanités.
Nous avons des ministres qui à peine en poste ont déjà pondu cinq textes sans queue ni tête à annoncer au journal de 20 heures.
Nous avons des députés votant sans sourciller des textes interminables, contradictoires, illisibles pour gérer la taille des canines des hamsters nains sauvages des Pyrénées.
Nous devrions avoir des shérifs de la qualité législative, sobres, calmes et rigoureux. Et nous nous retrouvons obligés de nous planquer, de ramper ou de danser en permanence pour éviter les balles perdues de ces cowboys bourrés démagogiques.

Aujourd'hui, ceux qui devraient être garants de l'ordre sont les principaux pourvoyeurs de chaos et d'injustice.

"Le législateur se fatigua, il fatigua la société, pour faire exécuter aux hommes par précepte, ce que ceux qui aiment la perfection auraient éxécuté comme conseil."

Montesquieu - De l'Esprit des lois

Les positivistes restent cohérents en toutes circonstances. La loi autorisant la grillade des nihilistes vient de l'état, elle est correcte dans sa forme, la procédure a été respectée, j'ai eu droit à un procés équitable, donc c'est juste

La racine du jusnaturalis vient de "jus" (Et c'est du latin...)

Ca n'a rien à voir avec le liquide orange que l'on boit le matin chez les gens en bonne santé ou le liquide noir que l'on se jette chez les gens habillés en kaki.

Jus vient de iurare, qui veut dire jurer, parler solennellement.
Et comme l'on parle rarement tout seul ou à un poisson rouge, il s'agit d'une relation avec une autre personne capable de comprendre cette promesse.

Le jusnaturalis, le droit naturel, c'est donc l'ensemble des relations que peuvent nouer des personnes dotées de raison et égales entre elles : les contrats.

A contrario le jusnaturalis ce n'est donc pas les relations de commandements par la force entre personnes inégales… Par exemple un étatiste-dirigeant qui ordonne à des citoyens-enfants ce qu'il faut fumer ou pas, signer comme comme contrat ou pas etc…

A l'opposé du Droit naturel/jusnaturalis, Loi vient de "Lex" qui est à l'origine un terme militaire romain.
Il est de la famille de "Dilectus" qui signifie lever une armée, choisir des soldats. Il implique une relation verticale de commandement. Un Général d'un côté qui donne des ordres à des soldats de l'autre.

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La justice

La justice est un mot qui se tient tout seul. Il n'a pas besoin d'être adossé à un autre pour avoir du sens.

Comme l'expression "musique militaire", lorsque l'on rajoute quelque chose à justice c'est en général pour dire quelque chose qui n'a plus grand chose à voir avec la justice. Justice sociale par exemple.

La justice, c'est l'application du droit naturel, conforme à la loi naturelle et à la nature humaine, universellement accessible par la droite raison. La Justice est universelle, égale pour tous et se dispense de commandements.

La Justice sociale, c'est un marécage constructiviste qui consiste principalement à fouler aux pieds la justice pour flatter l'égo des étatistes en prétendant aider les plus pauvres.

La justice sociale n'est ni juste, ni sociale. Elle usurpe le nom de justice pour cacher un nombre incalculable de décisions arbitraires et de faits du prince.
La recherche de la justice est un idéal accessible. La justice sociale est un chapeau sans fond d'où les étatistes sortent continuellement de nouvelles idées pour augmenter leur pouvoir. En substituant à la justice la justice sociale comme horizon politique indépassable, ces derniers se rendent toujours plus indispensables au détriment de l'harmonie dans la société.

Les pauvres comme chaque individu de la société n'ont pas besoin de justice sociale, de justice raciale, de justice sexuelle, de justice environnementale, de justice ceci ou cela et tous les ersatz que pondent quotidiennement les étatistes pour se faire mousser. Ils ont besoin de la Justice.

La Justice, c'est-à-dire le respect de la vie, l'individualité, la raison de chaque individu, favoriser les relations respectueuses des droits naturels de chacun.

" Ce qui est complétement insensé, c’est de considérer comme étant « juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples ou mêmes les lois portées par les tyrans."

Ciceron -Traité des lois

"Quand quelqu'un viole les lois de la nature, il déclare, par cela même, qu'il se conduit par d'autres règles que celles de la raison et de la commune équité, qui est la mesure que Dieu a établie pour les actions des hommes, afin de procurer leur mutuelle sûreté, et dès lors il devient dangereux au genre humain; puisque le lien formé des mains du Tout-Puissant pour empêcher que personne ne reçoive de dommage, et qu'on n'use envers autrui d'aucune violence, est rompu et foulé aux pieds par un tel homme."

John Locke - Traité de gouvernement civil

Pour aider les plus faibles, il faut violer leurs droirs naturels, c'est triste mais c'est ainsi. D'ailleurs, je vais pleurer un peu avant de prendre le pouvoir en leur nom. Pas trop longtemps, les premiers lobbies vont apporter la liste des violations qu'il faut faire dans leur interet. Enfin je veux dire dans celui des plus faible, c'est pareil snif snif

Le mot Droit vient du grec dikaon, dont la racine est diké qui signifie usage, manière d'être.

Il s'agit à l'époque d'un adjectif, ce qui n'est peut être pas plus mal. Il n'y a pas le "droit", mais une décision "droite" ou "jus". Cela marque bien le fait qu'il s'agit non pas d'un fait donné, mais une action, le fruit d'une recherche tendant vers la droiture ou justice.

Le droit naturel n'est donc une vérité gravée dans le marbre, mais des multiples décisions soucieuses de tendre vers une idée du Juste, c'est une décision conforme à la nature humaine, à la loi naturelle et/ou respectant le droit naturel.

C'est un travail de fourmi, humble et long, parfois hésitant d’où émerge petit à petit des solutions justes aux multiples problèmes qui se posent dans une société humaine.

Certains penseurs du Droit Naturel vont jusqu'à expliquer que le Droit n'est pas un objet, mais un processus. Le Droit est le processus permettant aux individus de coexister et de coopérer sans violence au sein d'une même société.

Une vision à des années lumières de l'hystérie réglementaire de nos législateurs aujourd'hui et de leurs aboiements continuels de commandements contradictoires ou infantilisants.

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